Selon
une enquête de l'Ipsos, en 2005 la colocation concernait
presque un Français sur cinq. Un phénomène qui
touche les jeunes générations mais pas seulement.
L'enquête
Ipsos pour le site spécialisé appartager.com menée
en août 2005 est formelle : la colocation est devenue en
quelques années une vraie solution à la pénurie
de logements en France. Elle est aussi et surtout une quasi
obligation pour les quelque 50% des jeunes incapables de faire face
aux hausses des loyers. Selon les résultats de l'enquête,
près d'un Français sur cinq a déjà
expérimenté cette pratique et 87% des personnes
interrogées déclarent que la colocation est une bonne
solution pour avoir un logement moins cher et plus confortable.
Autant dire que le phénomène n'est pas près de
s'éteindre surtout devant la multiplication des garanties
demandées par les propriétaires ces dernières
années. Si l'argument économique est bien au coeur de
la démarche, la solution s'avère aussi pour une large
majorité (80%) une bonne alternative pour se faire des amis
ou de nouvelles connaissances ! 62% jugent même que « c'est
un mode de vie original et attirant », comme quoi la bonne
humeur vantée par la série Friends fait des adeptes !
L'autre grand enseignement de cette enquête est que les jeunes
colocataires sont dans une logique « communautaire ». Ils
préfèrent ainsi goûter aux joies de la mise en
communauté de leur logement avec des amis proches pour ne pas
seulement partager le loyer et les charges mais aussi des moments de
complicité. La plupart du temps, ces amitiés se forgent
lors des études et une fois le diplôme en poche, l'envie
de rester ensemble sous le même toit ne s'arrête pas.
Dernier enseignement, la colocation est avant tout un phénomène
urbain en raison de loyers élevés et de la pénurie
de logements en centre-ville. L'enquête confirme que c'est en
Ile-de-France qu'on a le plus l'expérience de la colocation
(23%). Les villes de province, universitaires principalement,
viennent ensuite. Les espaces ruraux ferment quant à eux la
marche moins confrontés aux manques de logements à prix
modérés.