Les cours de 6e tant attendus et redoutés par les enfants bouleversent leurs habitudes de travail. Nouveaux professeurs, nouvelles matières, et l'adolescence qui donne des envies de rebellions, il y a de quoi y perdre son latin !
Age : de 10 à 12 ans
Le passage en 6e est synonyme d'un grand chamboulement de toutes les habitudes. Si jusqu'à maintenant l'enfant pouvait compter sur l'appui d'un professeur unique, en franchissant les portes du collège la multiplicité des profs, l'arrivée de nouvelles matières et le changement toutes les heures de classe ont de quoi perturber son mode de fonctionnement jusqu'alors très protégé. Chaque soir, les devoirs s'accumulent et il faut s'organiser pour mener tout de front et ne rien oublier (surtout pas son livre pour le lendemain). Manque de chance, les prémices de l'adolescence n'arrangent pas la concentration. Rebelle, l'enfant veut plus d'autonomie mais dans le même temps, il reste un grand bébé qui a besoin d'un coup de pouce pour faire face ! Pas facile !
Pour ne rien arranger, le programme de cours de 6e est copieux même si le tout repose sur l'adaptation et une transition « en douceur » entre le primaire et le secondaire. En français, l'étude du récit est privilégiée et les élèves sont initiés à l'argumentation. Les rédactions sont d'actualité mais aussi la lecture à haute de voix en classe, l'échange d'idées, l'explication de texte selon sa sensibilité. Globalement, le sens critique de l'élève est sollicité pour susciter son envie de lire et de partager ses découvertes. En mathématiques, les cours de 6e abordent la matière comme un outil servant au quotidien pour développer sa réflexion, soutenir une affirmation. Le calcul et les problèmes ne sont pas oubliés mais ils viennent en second plan. Le travail est donc plus méthodologique. Et la grande nouveauté de cette année est l'apprentissage cette fois grandeur réelle d'une langue vivante 4 heures par semaine.
Il est quasi automatique que l'enfant éprouve des difficultés en 6e. Trop de changements dans la manière d'apprendre mais aussi dans la manière de se comporter le déboussolent. Un coup de pouce ne sera nécessaire qu'en cas d'extrême difficulté. Et oui, en 6e, le principe de base est de donner à l'enfant de la maturité. Les échecs l'encourageront à réfléchir d'avantage... Cela ne veut pas dire que les parents ne doivent pas redoubler de vigilance ! Mais tout doit se faire en douceur pour éviter de braquer l'adolescent explosif naissant.
En résumé : Les cours de 6e ne sont pas difficiles en soi, mais ils demandent à l'enfant de l'autonomie et de la maturité. Dans ce cadre, trop l'aider n'est pas l'aider ! Il faut qu'il se forge sa propre opinion et son propre raisonnement, deux compétences dont il aura rudement besoin pendant toute sa scolarité !
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